Emma, 27 ans, souffre de dépendance affective et de peur de l’abandon, ce qui sabote ses relations amoureuses et nourrit une faible confiance en soi sur le plan professionnel.
La situation et la problématique : Emma consulte dans un contexte de difficultés relationnelles qui se répètent, notamment dans ses relations affectives. Elle décrit une peur importante de perdre l’autre et d’être abandonnée. Cette insécurité peut générer des pensées répétitives autour de la relation, un besoin de réassurance et une attention importante portée aux réactions ou aux comportements de son partenaire. Sur le plan émotionnel, elle peut se sentir anxieuse, envahie par le doute ou par la crainte que la relation prenne fin. Ces difficultés ont des conséquences sur sa manière d’être en relation : elle peut avoir tendance à rechercher davantage de proximité ou de sécurité auprès de l’autre, parfois au détriment de ses propres besoins et de ses repères. Elle vient donc interroger sa manière de vivre ses relations et souhaite mieux comprendre ce qui se joue pour pouvoir faire évoluer ses réactions.
Son parcours / les éléments marquants : Au cours des échanges, nous revenons sur son histoire personnelle et relationnelle afin d’identifier les expériences qui peuvent éclairer son fonctionnement actuel. Nous explorons notamment les relations importantes de son parcours, les expériences de séparation ou de rupture, ainsi que les situations dans lesquelles cette peur de l’abandon apparaît ou se renforce. L’objectif n’est pas de rechercher une cause unique à ses difficultés, mais de mettre en évidence les répétitions, les modes relationnels et les mécanismes qui peuvent aujourd’hui maintenir son insécurité. Ce travail permet également d’identifier ses ressources et les moments où elle parvient déjà à prendre davantage de recul.
Ce que nous décidons de mettre en place : À partir de ce qui est identifié ensemble, nous définissons des objectifs de travail adaptés à sa situation dans le but d’atténuer les symptômes de sa dépendance affective. Le travail porte notamment sur : l’identification des situations qui déclenchent son insécurité ; la compréhension de ses réactions émotionnelles et comportementales ; le repérage des pensées qui alimentent l’anxiété relationnelle ; la différenciation entre ses besoins propres et ce qu’elle attend de l’autre pour se rassurer ; sa capacité à exprimer ses besoins et à poser des limites ; l’expérimentation de nouvelles façons de réagir dans ses relations. Les objectifs sont réévalués au fil des séances afin d’adapter l’accompagnement à ce qu’elle rencontre concrètement dans son quotidien.
Les approches et outils mobilisés, puis l’évolution de la thérapie: Selon les besoins identifiés au cours de l’accompagnement, le travail peut s’appuyer sur : l’approche systémique, pour comprendre les interactions et les mécanismes relationnels dans lesquels Emma se trouve engagée ; l’exploration des dynamiques familiales et relationnelles, afin de mettre en perspective certains fonctionnements répétitifs ; le travail autour des émotions et des besoins, pour mieux identifier ce qui se joue dans les situations d’insécurité ; des outils de thérapie brève, avec des objectifs ciblés et des expérimentations concrètes entre les séances ; des exercices ou mises en situation, lorsque cela est pertinent pour permettre à Emma d’expérimenter progressivement d’autres façons de se positionner dans la relation.
Au fil du travail, l’enjeu est de permettre à Emma de mieux repérer ce qui se joue pour elle dans ses relations, de prendre davantage de recul face à certaines réactions automatiques et d’identifier ce dont elle a réellement besoin.L’accompagnement vise ainsi moins à faire disparaître toute insécurité qu’à lui permettre de disposer de davantage de repères pour comprendre ses réactions et faire des choix plus ajustés dans ses relations.
Pauline Lachaud – être soi, au sein de ses relations – Psychothérapie brève à Toulouse & visio (semaine et samedi)





